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TISSAGE

Le tissage jouait un rôle important dans la vie nomade. La tradition exigeait que l’intérieur de la yourte ne comporte que les objets faits à la maison. C’est pourquoi la plupart des femmes avaient  un niveau assez élevé d’acquis dans l’activité artisanale. Outre la qualité décorative les produits finaux avaient des fonctions pratiques, tels que  raccord de perches de la coupole à keureugueu (cadres à barreaux), assemblage de cadres de la yourte et la fixation du feutre couvrant la yourte.
La toile tissée (appelée taar) était fabriquée de laine de mouton, de chèvre, de chameau. On en faisait des vêtements et autres objets de ménage. Au sud du pays on utilisait aussi du coton et même de la soie.
Avant d’étendre et enrouler le fil sur la quenouille spéciale (hiyik), on ramassait, assortissait, nettoyait et fouettait le poil avec des bâtons. L’épaisseur du fil était différente, en dépendance du but final de son emploi.  Puis le fil était peint de colorants naturels. Enfin on en tissait la toile sur un métier à tisser horizontal (ormeuk). La toile pouvait avoir la largeur de 4 à 70 cm et la longueur de 25 m. À ce qu'il paraît, chaque tribu kirghiz avait son nom pour un métier à tisser. Plus compliqué était le dessin, plus de fils il exigeait. Dans ce cas-là la largeur  de la toila tissée était beaucoup plus étroite que celle de fils qui, d’un écoulement continu, passaient dans le  métier à tisser.
On distingue 3 sortes de toile tissée :
Termé – existe partout au Kirghizstan et est considérée la plus compliquée à fabriquer  
Kadjary – existe surtout au sud et au sud-ouest du Kirghizstan. Ce genre de toile est tissée de fils plus fines ;
Bèche kechté (« cinq motifs brodés ») – genre de toile très répandu auparavant. Ressemble au satin. On en cousait des sacs de celle, sacs à effets. On en fabriquait même des tapis. À présent elle  est tissée surtout au sud et à l’ouest du pays (dans les régions de Och et de Talas).
Les chemins étaient parfois fabriqués par la couture de bandes tissées de largeur différente. Tels chemins étaient utilisés pour empaqueter des vêtements de valeur, par exemple. D’autres bandes de toile tissée étaient employées comme bordure des caparaçons.

Le tissage était un métier dont on s’occupait en été, en plein air. Il exigeait le travail de deux femmes. Elles passaient des heures accroupies, au dos courbé, en exécutant  des mouvements rythmés et répétés. À présent le tissage existe surtout aux villages.