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SAYMA (BRODERIE)

La broderie était un des procédés de l’ouvrage à l'aiguille qui était très populaire et largement répandu. Les femmes de tous les âges s’en occupaient : à commencer par les plus jeunes jusqu’aux femmes à l’âge vénérable. Ce genre d’ouvrage à l'aiguille, par comparaison à d’autres métiers traditionnels, était plus individualiste, car il n’exigeait pas d’efforts collectifs.

Plusieurs objets étaient brodés : rubans dont la coupole de la yourte était ornée ;  rideau fermant la baie de la yourte ; sacs ; caparaçon de cheval ; vêtements. Coiffures, surtout celles qui avaient des éléments pendants, étaient aussi richement brodées. Au XX-e siècle même les voiles qui couvraient les postes radios et les téléviseurs étaient aussi richement brodés. Touch kiiz – panneau décoratif d’étoffe dont les bords sont ornés, en abondance, de broderie.

Au nord du pays  les femmes tendaient le tissu à broder sur les bâtis spéciaux, tandis qu’au sud du pays les femmes épinglaient le tissu à la robe tendue sur le genou – de sorte qu’elle pût broder assise sur le plancher.

 

Souvent  la broderie pouvait comporter les ornements faits en métaux précieux, en coraux, en autres métaux.
On utilisait plusieurs espèces de points – chaîne, tambour, fouet, plumetis, boutonnière… . Mais ne nous demandez pas de vous expliquer la différence entre ceux-là, s.v.p… . Il vaudrait mieux voir le tout de vos propres yeux.